16 juin 2012- Lyon… Ranikhet, 6000 km

Après une journée passée à Lyon avec les parents, un décollage en direction de Milan qui n’a failli pas se faire (alerte à la bombe et blocage de la sécu, j’ai pris l’avion avec 30min de retard), 12 heures d’attente -vous avez cru que je faisais quoi pendant 12h ? 🙂 –Image

puis un vol Jet Airways, me voilà arrivée à Delhi, en pleine matinée. A peine arrivée, les deux autres stagiaires françaises, Julie 1 et Julie 2, m’assaillent de messages pour que je me dépêche de les rejoindre. Une fois le deuxième énooorme sac à dos récupéré, je sors de l’aéroport en trombe, après avoir dit aurevoir à la jeune indienne qui m’a accompagné dans mon trajet Milan-Delhi. Choc thermique. A 10h à l’aéroport, c’est plein cagnard, un bon 43°C, le sol qui fume, le brouhaha, les taxis qui vous sautent dessus (si ce n’est vous écrasent). J’aperçois rapidement les filles, et après les salutations plus ou moins enthousiastes (elles m’attendaient sous le cagnard et avec les taxis indiens depuis 2h), et encore une petite heure d’attente, on monte finalement dans un taxi (j’ai revu ma définition du mot ‘taxi’ depuis), direction Ranikhet (seule direction que l’on connaissait pour se rendre à notre stage à ce moment précis).

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11 heures de route plus tard, quelques erreurs sur le parcours, environ 600 coups de klaxons (oui ils s’en servent à la place du rétro, du clignotant, du signe de la main, et parfois lorsque c’est trop silencieux pour ne pas s’endormir -je suspecte le chauffeur de s’être amusé à nous réveiller en sursaut-), 3 réveils brutaux à deux doigts d’un accident (ils roulent à gauche, à 3 sur 2 voies, c’est un dédale de pousse-pousse, gros camions colorés, motos et jeep, voire parfois même d’âne et de vaches sacrées), la traversée des banlieux de Delhi (les intouchables existent encore), 3h de route de montagne, zéro arrêt toilettes, une communication en hinglish,… on a enfin vu le panneau Pan Himalayan Grassroots. A 22h30. Dans le noir. Dans l’Himalaya. Sans avoir eu de nouvelles de notre maître de stage.

On a réussi à joindre Kalyan notre maître de stage, absent de Ranikhet, et il a envoyé quelqu’un nous chercher (enfin, d’après ce qu’on a compris, 3 dindes n’ayant pas parlé anglais depuis des mois avec un interlocuteur indien, c’est beau à entendre). J’ai vu s’arrêter une jeep, et le chauffeur nous a fait signe de monter, il ne parlait pas anglais. J’ai commencé à mettre mes baggages et à m’installer, et Julie 1 n’était pas très sereine, elle avait compris que quelqu’un viendrait nous chercher avec une lampe. Après un dialogue de sourd avec le chauffeur, un nouveau coup de fil à Kalyan, un échange entre eux en hindi, Ranjid le serviteur de la maison de mon maître de stage est arrivé, avec une lampe solaire :).


On a pu descendre tranquillement jusque dans la maison, où nous avons trouvé calme, repos, nourriture, toilettes à l’occidentale, et une autre rescapée française de 18 ans, Caroline ! On a partagé une chambre à 4, première nuit réparatrice et évacuatrice de toutes ces émotions (en fait on faisait de la colloc’ à plus de 4 comme on a pu s’apercevoir par la suite… bonjour les mygales et scorpions !)

Post-Scriptum : le taxi de la jeep qui voulait gentiment nous emmener ce soir là était en réalité un chauffeur de taxi complètement pété (drogué et alcoolisé) qui nous aurait emmené je-ne-sais-où. Chouette !!

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